Retour à l'agenda

Les 3 décembre 2021, 4 et 11 février 2022, la TR1 de l’Unité de Recherche Céres organise en salle Decahors (31 rue de la Fonderie) ses Journées d’études sur la thématique : Les voies du sacré et du divin.

Les voies du sacré et du divin constituent, depuis la rentrée 2018-2019, le nouvel objet de réflexion de la Thématique de Recherche « Cultures, Herméneutique et Transmission ». Il s’agit non seulement d’un sujet nouveau qui vise à s’inscrire dans le temps long de la recherche universitaire mais aussi d’une problématique en lien avec le passé récent des activités scientifiques au sein de la TR1, notamment, dans l’axe « Arts, textes et images », deux des derniers grands colloques organisés : « Chemin, cheminement » et « (D)Écrire le paysage ». 

En effet, il semble bien qu’il soit toujours question de mouvement, de déplacement, d’impulsion (le chemin, le cheminement sont des voies à emprunter vers une meilleure connaissance de soi, de l’autre, du rapport de l’un à l’autre) et d’appréciation, de compréhension, d’analyse du monde qui nous entoure (le paysage, extérieur ou intérieur, aux champs d’investigation quasi-infinis, accueille l’itinéraire, la route, la voie que l’on prend pour mieux comprendre, interpréter et déchiffrer notre univers sensible).

D’autre part, en choisissant ce thème, la TR1 désire recentrer ses activités de recherche autour d’une problématique à la quadruple pertinence : choisir les voies du sacré et du divin, c’est revenir au cœur des interrogations qui sont celles de l’UR Céres de l’ICT (Culture, Éthique, Religion et Société) et ainsi réunir, du mieux possible, le profane et le religieux ; c’est aussi suivre les recommandations de l’HCERES en privilégiant une perspective de recherche longue qui puisse s’inscrire dans « l’humanisme intégral » que prône l’UR Céres ; c’est également dynamiser la TR1 et en rassembler les forces vives en commuant les compétences de chacun et en assurant la symbiose entre les axes « Arts, textes et images », « Herméneutiques bibliques » et « Théologie des pratiques », par exemple ; enfin, c’est accentuer la collaboration entre la TR1 et les autres TR, dont les problématiques rejoignent, par certains aspects, la question des voies du sacré et du divin.

Les voies du sacré et du divin constituent donc notre nouvelle matrice réflexive. S’il convient d’en comprendre toutes les subtilités sémantiques (que signifient véritablement les termes divin, sacré, religieux, profane, transcendance… ? Quelle acception leur donner aujourd’hui ? Comment ces concepts interagissent-ils les uns avec les autres ? Sont-ils aussi contradictoires et ambivalents qu’on pourrait, a priori, le penser ?), il faut aussi tenter d’explorer les infinies sinuosités herméneutiques et culturelles qu’offrent ces notions. Dans ce domaine, nos possibilités sont immenses : la littérature – profane et religieuse – les arts traditionnels, la musique, le cinéma, l’interculturalité, la sociologie, l’enseignement entre autres, constituent des leviers privilégiés visant à éclairer des parcours plus ou moins balisés.

À partir de quelques ouvrages fondamentaux qui pourront, parmi de très nombreuses autres occurrences, aiguiser notre pensée, il conviendra de s’interroger sur ce qui relie le sacré et le divin, sur ce qui les sépare, les fait interagir dans les domaines des arts, des textes, de l’image, de la pratique religieuse, entre autres. Par exemple, quelles voies empruntent les textes bibliques pour rapprocher l’homme et Dieu ? Quelle est la part de transcendance dans nos sociétés contemporaines ? Le sacré est-il partout autour de nous ou devons-nous plutôt parler de croyance, de symbole ? Quelle est la part de sacré dans le cinéma ? Dans la musique ? Dans la peinture ? La pratique religieuse distingue-t-elle le sacré et le divin ? De quelle manière ? On le voit, les possibilités sont quasiment illimitées et devraient permettre, tout du moins progressivement, d’affiner nos perspectives, de concentrer nos efforts sur quelques aspects bien précis afin d’apparaître légitimes dans nos démarches scientifiques et experts sur ces questions fondamentalement humanistes.

Bien entendu, nous ne sommes pas les seuls à nous intéresser à cette thématique. Mais, en convoquant nos atouts et nos expériences de chercheurs dans de nombreux domaines, en confrontant nos interrogations à celles de nos collègues philosophes, théologiens, exégètes, canonistes, spécialistes des questions d’éthique, de santé, de spiritualité, nous devrions être à même, en arpentant ces voies, d’en éclaircir les nombreux recoins, d’en signaler les chausse-trapes et les pièges afin de mieux nous repérer dans ces notions qui « nourrissent la raison de vivre de l’homme ».

Programme de la matinée du 3 décembre 2021 :

Début des communications à 9h30 en salle Decahors (31 rue de la Fonderie)

Présidents de séance : G. Dastugue et O. Damourette

9h30 : Olivier Damourette : « La place du chameau dans la société pastorale somalii »

10h00 : Gérard Dastugue : « Musique et image : Sacralisation / désacralisation, entre ironique et iconique »

10h30 : Stéphane Lapoutge : « Sacré et diversité culturelle »

11h00 : Lidia Likhacheva : « La sacralisation du pouvoir en Russie : du président populaire au président sacré »

11h30 : Jean-Michel Poirier : « Le divin est-il dans le sacré ? Approches de cette problématique dans quelques textes bibliques de l’Ancien et du Nouveau testaments »

 

Entrée gratuite sur présentation du passe sanitaire ou d’un test antigénique de moins de 72h. 

Téléchargez le programme en cliquant ici