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Cette journée d’études rend hommage au travail exceptionnel de Jacques Girard, galeriste 20 rue des Blanchers à Toulouse qui avec passion et conviction, durant 30 ans, présenta plus de 180 artistes.

A l’aide de témoignages de collectionneurs, d’artistes, de galeristes et d’autres acteurs du monde culturel nous dresserons un « portrait » de cette galerie.  Nous aborderons également la question plus large de la présence de l’art contemporain (1982-2022) dans cette région et celle des divers enjeux du marché de l’art.

Journée d’étude libre et gratuite organisée par la TR2 de l’Unité de Recherche Céres de l’ICT, le 20 janvier de 9h30 à 17h en salle E101 (31 rue de la Fonderie).

 

Programme de la journée :

 

9h30-10h00 : Accueil

I. La galerie Jacques Girard, dans son écosystème

10h00-10h20 : Mélanie Wolff
Libraire, autrice du mémoire “La galerie Jacques Girard. Vingt ans de présence à Toulouse 1982-2002”, Université Toulouse II, 2003.
Restitution d’un cheminement de recherches autour de la galerie Jacques Girard en 20ans de présence à Toulouse 1982-2002.
Ce travail universitaire servira de base pour retracer une part importante de l’histoire de cette galerie, lieu d’exposition singulier et de son directeur. Nous reviendrons sur l’itinéraire de ce passeur passionné, discret, sur ses talents de défricheur, sur ses choix et propositions artistiques et sur le fonctionnement de ce lieu d’exposition courageux, à la longévité remarquable.

10h20-10h40 : Pascale Cazalès
Maître de conférences, Directrice du pôle arts et patrimoine (ICT), Enseignant chercheur TR2.
Forces et faiblesses de la représentation de l’art contemporain à Toulouse 1982-2013.
À partir de divers témoignages émanant de galeristes et de différents acteurs de la vie culturelle toulousaine ayant connu ou ayant été en lien avec la galerie J. Girard, nous donnerons un point de vue de la visibilité de l’art contemporain de 1982-2013 dans l’environnement local toulousain durant cette période.

10h40-11h00 : Questions
11h00-11h15 : Pause

11h15-11h40 : Coralie Machabert
Docteure en Histoire de l’art, Université Toulouse-Jean Jaurès.
Contexte historique local : l’art à Toulouse de l’entre-deux-guerres aux années 1980.
À travers un panorama de la vie artistique toulousaine depuis l’entre-deux-guerres jusqu’aux années 1980, il s’agira d’illustrer le contexte conditionnant la naissance du projet de Jacques Girard. Durant les décennies précédant l’ouverture de la galerie, la production et le marché de l’art local sont traversés par des mutations importantes, entre inertie, effervescence et crise.

11h40 -12h00 : Questions

II. La galerie, l’artiste, et le collectionneur

14h30-14h55 : Françoise Nicol
Professeur des universités émérite à l’université de Nantes.
L’artiste et le galeriste, dynamiques à l’œuvre.
Quelles sont les modalités de la relation entre un galeriste de « province » et ses artistes ?Des réponses à cette question seront proposées à partir d’entretiens réalisés avec quelques-uns des peintres de la galerie Jacques Girard et de l’examen de l’ensemble du programme des expositions de la galerie, entre 1982 et 2012. Au-delà des liens entre le marchand et chacun des artistes, il faudra essayer de cerner les dynamiques régionales, voire nationales, à l’œuvre, en particulier à la naissance des projets d’expositions.

14h55-15h15 : Brigitte Hedel-Samson
Conservateur en chef honoraire des musées nationaux.
Les collectionneurs de la galerie Jacques Girard 1982-2013.
Peu de galeries d’art contemporain en région ont eu une activité régulière pendant une trentaine d’années. Dès 1982 un certain nombre de personnes ont été intriguées, attirées, fidélisées par le galeriste Jacques Girard, installé 20 rue des Blanchers à Toulouse. Jacques Girard a écouté, conseillé, formé ses futurs collectionneurs. Sans avoir contacté la totalité des collectionneurs de cette galerie, les propos recueillis auprès d’une quinzaine de collectionneurs, laissent apparaitre des éléments communs. L’évolution du goût, dans une période historique précise de la fin du XXe siècle, révèle une singularité des collections en Occitanie, grâce au rôle de passeur attentif et convaincant du galeriste Jacques Girard.

15h15-15h35 : Questions

III. Le marché de l’art

15h35-16h00 : Dominique Sagot-Duvauroux
Économiste, professeur à l’université d’Angers, Directeur de la Structure Fédérative de Recherche Confluences, Directeur adjoint de la Maison des Sciences de l’Homme Ange Guépin (Nantes).
Le marché de l’art contemporain international profite-t-il aux économies locales de l’art .
Le marché de l’art, inscrit dans une économie mondialisée, a favorisé l’émergence de ce que les économistes appellent un oligopole à frange où quelques entreprises contrôlent le marché. Dans cette économie, les artistes ont tendance à être assimilés à des marques qu’il convient de valoriser. Quant aux galeries, elles sont amenées à jouer un rôle de producteur en amont des œuvres à l’instar de ce qui se passe dans l’industrie cinématographique. Il en résulte une dissociation croissante entre un marché international de l’art et des marchés locaux, très actifs sur les territoires mais incapables de subvenir aux besoins des artistes malgré le soutien dans collectivités publiques.

16h00-16h25 : Flavie Dannonay
Diplômée de l’IEP de Toulouse. Executive assistante, Galerie Véronique Rieffel
Les enjeux du marché de l’art à l’heure du numérique.
Le marché de l’art en ligne connaît une très forte croissance renforcée par le contexte sanitaire qui a accéléré la digitalisation du secteur. Au cœur des stratégies d’adaptation des acteurs, cette digitalisation présente cependant des limites dans la mesure où celle-ci modifie le rapport à la création artistique. Enfin, certaines innovations telles que les NFT(non-fungible token) vont contribuer à révolutionner le marché de l’art et l’art numérique dans les prochaines années.

16h25-16h45 : Questions

16h45-17h00 : Conclusion de la journée par le Comité Scientifique
17h30-19h30 : Espace muséographique ICT, présentation d’œuvres de Monique Frydman.
(Monique Frydman a exposé à la Galerie J. Girard de mai à juin 1987)

 

Comité scientifique organisateur de l’événement :
– Pascale Cazalès, Maître de conférences, Directrice du pôle arts et patrimoine (ICT).
– Brigitte Hedel-Samson, Conservateur en chef honoraire des musées nationaux.
– Françoise Nicol, Professeur des universités émérite à l’université de Nantes.
La journée d’étude s’inscrit dans les travaux de l’Unité de recherche, Culture, Éthique, Religion et Société (Céres) de l’InstitutCatholique de Toulouse dans la thématique de recherche TR2.

ENTRÉE GRATUITE SUR PRÉSENTATION DU PASSESANITAIRE OU D’UN TEST ANTIGÉNIQUE DE MOINS DE 72H.

Téléchargez le programme en cliquant ici