Fiche signalétique
- Crédits ECTS : 3
- Niveau d'étude : BAC +2
- Volume horaire : 24
- Faculté
Faculté de Philosophie
- Langue d'enseignement : Française
- Période d'enseignement : Second semestre
PH4A 1 Philosophie moderne, Kant et la métaphysique
Description
Bien qu’elle aille à l’opposé des intentions affichées de Kant, l’interprétation devenue la plus courante de la philosophie critique, pour des raisons peut-être plus idéologiques que philosophiques, est qu’elle aurait mis fin à la métaphysique en tant que prétention de la raison à répondre à ses questions ultimes, auxquelles les autres sciences ne répondent pas. S’il est vrai que Kant a jugé bon de récuser la possibilité d’une connaissance métaphysique, c’était pour sauver philosophiquement la liberté et la morale à l’encontre du scientisme. L’échec notoire de ce sauvetage invite à reconsidérer les raisons pour lesquelles Kant, trop marqué par le rationalisme et l’empirisme de son époque, et ignorant le réalisme aristotélicien, a vu dans la métaphysique un objet de foi plutôt que de savoir, et contribué à inculquer cette opinion à sa postérité.
Pré-requis recommandés
Emmanuel KANT, Prolégomènes à toute métaphysique future qui voudra se présenter comme science, trad. J. Gibelin, Paris, Vrin, 1974 ; Martin HEIDEGGER, Kant et le problème de la métaphysique, Alphonse De Waelhens, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1981 ; Roger VERNEAUX, Critique de la Critique de la raison pure de Kant, Paris, Aubier-Montaigne, 1972 ; Michel NODÉ-LANGLOIS, Au service de la Sagesse, Perpignan, Tempora, 2009.
Informations supplémentaires
Enseignant : Michel NODÉ-LANGLOIS
Contact
Institut Catholique de Toulouse
31 rue de la Fonderie
B.P. 7012
31068 Toulouse Cedex 7
Tél : 05 61 36 81 00




