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recensions OCTOBRE – DECEMBRE 2008

Michel QUESNEL, Saint Paul et les
commencements du christianisme
Michel QUESNEL, Saint Paul et les commencements du christianisme, Paris, Desclée de Brouwer, 2008, 162 p. On ne peut que se réjouir de cette nouvelle édition d'un ouvrage publié en 2001, à la suite d'une session donnée à Beyrouth. À travers les différents chapitres qui composent ce livre, Michel Quesnel fait en effet bénéficier les lecteurs des recherches actuelles sur la biographie de Paul, ses liens avec la communauté de Corinthe, la construction de ses épîtres, son rapport à la Loi dans le cadre du judaïsme de son temps, et la postérité de son oeuvre. À la lecture de ces différents chapitres, notamment celui qui concerne "l'évolution de la pensée paulinienne des premières épîtres aux épîtres de la captivité", on découvre que la réflexion théologique de Paul échappe à toute synthèse et qu'elle a évolué. Ce constat est illustré par deux exemples : le sens du baptême et l'évolution de l'eschatologie. En fin pédagogue, Michel Quesnel conduit ainsi le lecteur à cette question qui hante bon nombre d'esprits : Paul est-il le fondateur du christianisme ? Pour le recteur de l'Institut catholique de Lyon, si Paul est le premier à avoir contribué à l'instauration d'une rupture, en même temps qu'il est incontestablement le premier à avoir écrit une oeuvre chrétienne, ce serait "s'accorder une facilité trop grande que de transformer le premier auteur en père fondateur". Car ce serait oublier les autres écrits sur lesquels s'appuie la pensée chrétienne.
Pierre Debergé
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