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Recensions JUILLET-SEPTEMBRE 2007

Julien RIES (sous la direction de), Crises,
ruptures, mutations dans les traditions
religieuses
Julien RIES (sous la direction de), Crises, ruptures, mutations dans les traditions religieuses, "Homo religiosus", série 2, t. 5, Turnhout (Belgique), Brepols, 2005, 328 p. L'ouvrage, Crises, ruptures, mutations dans les traditions religieuses, est la traduction en français d'un ouvrage publié en 1995 à Milan en italien. La question posée, clairement annoncée par le titre, n'a pas perdu son actualité, aussi l'ouvrage éclaire un point important des débats dans les sociétés en mutation, comme la culture européenne. L'ouvrage est constitué par une série d'études sur les principales religions du monde. La première partie est une étude des religions anciennes. Un premier chapitre traite du Bouddhisme (par Pierre Massein). Il présente d'abord le bouddhisme à l'état naissant, puis son évolution. Le chapitre deuxième (écrit par Anne Cheng) traite de "L'homme et la société selon l'expérience confucéenne" ; le troisième aborde l'étude de l'orphisme en relevant la continuité et l'innovation de ce courant religieux (par Dario M. Cosi) ; le quatrième chapitre, écrit par Jean Ries, étudie la Gnose de Mani en sa naissance, son expansion avec un projet de religion universelle et sa confrontation avec le christianisme. La deuxième partie, "L'homme moderne dans le tourbillon des crises", commence par parler de la Renaissance et de la confrontation entre humanisme et réforme avec une longue étude de la confrontation entre Erasme et Luther (par Jean-Claude Margoulin). Le chapitre deuxième (écrit par Jean-Pierre Sironneau) traite des Lumières et de la sécularisation, avec ce que l'auteur appelle la naissance des religions séculières et politiques. Le chapitre troisième est plus bref ; Olivier Clément étudie la rupture produite par la sécularisation pour promouvoir une religion renouvelée qui renoue avec le sacré. Jean Ries achève le livre par un épilogue qui résume les contributions de ce volume en traitant explicitement des "mutations du sacré". L'ouvrage est écrit par des spécialistes qui donnent des bibliographies copieuses et des notes érudites. Il ne saurait cependant être considéré comme exhaustif. Les points traités ne représentent qu'une partie de la vie religieuse de la fin du XXe siècle. Mais comme l'ouvrage n'est qu'un volume dans une grande collection, il constitue un bon éclairage et donne des éléments de méthode pour une étude des autres religions.
Jean-Michel MALDAMÉ
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