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Recensions JUILLET-SEPTEMBRE 2007

Jean Lefeuvre, jésuite et sinologue,
Entretiens recueillis et arrangés par
Thierry Meynard, s.j.
Jean Lefeuvre, jésuite et sinologue, Entretiens recueillis et arrangés par Thierry Meynard, s.j., Paris, Éditions du Cerf, 2007, 146 p. Jean Lefeuvre, né en 1922, décide à six ans de devenir prêtre "pour aider les gens à y voir plus clair dans la question de l'existence de Dieu", avertit la quatrième de couverture. À dix ans, il assiste chaque jour à la messe. Cette précocité ne se dément pas puisqu'il découvre à dix-huit ans ses deux vocations : la Compagnie de Jésus et la culture Chinoise, qu'il découvre dans un livre sur l'art chinois. Premier jésuite admis à l'université d'État de Pékin en 1948, il devient spécialiste des anciennes écritures chinoises. Thierry Meynard, jésuite et sinologue lui aussi, a mis en forme des entretiens avec son aîné, sans utiliser la forme des questions réponses, mais en faisant parler celui-ci à la première personne pour évoquer son histoire et celle de ses ancêtres manceaux et guérisseurs. Il insère en italiques dans ces souvenirs les explications utiles pour suivre le parcours de Jean Lefeuvre. Dans la première partie du livre, la démarche autobiographique suscite des anecdotes savoureuses et surprenantes sur l'enfance et le noviciat, puis des récits héroïques de sabotage et de camaraderie à l'époque du S.T.O. en Allemagne. Arrivé à Pékin en 1947, Jean Lefeuvre assiste à la victoire des communistes. Son expulsion de Chine en 1952 vient interrompre la relation. L'auteur utilise alors son expérience de la Chine et ses compétences scientifiques pour proposer une véritable introduction, ou plutôt, dit-il, une"interprétation" de la culture chinoise, écriture, croyances, pensée, arts, dans la quelle il interpole souvenirs personnels et réflexions théologiques. Ces chapitres, d'une érudition maîtrisée, restent toujours accessibles au lecteur profane.
Jean-François GALINIER-PALLEROLA
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