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Recensions JUILLET - SEPTEMBRE 2005

A. HALA, La Spiritualité de l’Avent à travers les collectes.
Le Père Patrick Hala, moine de Solesmes depuis 1983, enseigne la liturgie aux novices et participe à la formation de séminaristes dans le cadre de sessions de liturgie. Il avait déjà donné un commentaire des oraisons des dimanches verts dans un précédent volume. Il fait la même chose dans celui-ci pour celles du temps de l’Avent. En étudiant le style et le contenu de ces collectes, en les reliant aux enseignements des Pères et de la liturgie ancienne, il en présente la théologie et le sens spirituel. Les sources et les modifications de chacune d’entre elles sont également mentionnées, ce qui est précieux pour tous ceux qui étudient la liturgie. Parfois Homère dort : on lit avec étonnement ce qui suit dans la note 1 de la page 101 : “Il n’est pas rare que l’on demande à Dieu dans l’euchologie de ressentir l’effet de l’action liturgique accomplie, car il y a bien actualisation rituelle du mystère par l’assemblée, et pas seulement mémorial et commémoration.” Notre auteur devrait se pencher davantage sur la théologie du mémorial qui n’est pas “nuda commemoratio” mais qui suppose la présence du Christ et de tout son mystère. Un peu plus loin, p. 119, dans la rubrique “sources”, le Père Hala affirme que l’oraison “Gratiam tuam” est “reprise dans le nouveau missel comme collecte de la fête de l’Annonciation”, tout en citant, à la page 127, le texte d’une autre collecte pour la fête du 25 mars : une meilleure formulation aurait été la bienvenue. Cela étant, on ne peut que se réjouir de la parution de ce livre qui présente l’Avent comme “l’élan joyeux d’une course vers le Christ – et avec lui – pour parvenir à la vie éternelle”. On peut se demander toutefois s’il ne faudrait pas que l’ambition soit plus grande et s’il ne conviendrait pas d’examiner tous les textes liturgiques de la Messe et de l’Office des temps privilégiés – et non les seules collectes – pour en exprimer toute la richesse et renouveler à notre époque ce qui avait été entrepris par Dom Guéranger dans son “Année liturgique”. Nous pensons que le défi vaut la peine d’être relevé.
Ph. BEITIA
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